FAR FAOU

Publié le par restalheuredete

far.JPGEn voilà un titre bizarre. S’il a suffit à vous inciter à lire la suite, tant mieux.

Nous sommes retournés, brigitte, rémi et moi, en Bretagne pour nos affaires personnelles et en avons profité pour faire le tour de nos amis. A l’heure où j’écris cet article, nous n’en sommes qu’à la moitié de notre périple qui doit nous ramener à notre point de départ. Mais venons-en au fait.

Le far est un gâteau breton, dont il existe autant de recettes que de bretons. C’est un dessert qu’il vaut mieux consommer après un repas pas trop copieux, ou lourd, car il faut de la place pour le caser. Je ne dis pas que le far est lourd ; non, non ! Car au même titre que le confit de canard n’est pas gras (clin d’œil à l’excellent film « le bonheur est dans le pré »), le far n’est pas lourd. Il faut juste lui avoir gardé une place adaptée permettant à la fois de l’apprécier sans qu’il ne gêne ; c’est une question de dosage, de réserve à ménager au cours du repas, de consommation raisonnée.

Deux variétés principales de far sont cuisinées, avec et sans pruneau. Celui dont je vais vous parler est avec pruneaux et leur noyau ; enfin presque ! Normalement, à chaque pruneau doit correspondre un noyau sauf si un pruneau est vendu sans noyau ou s’il est prétendu, par le cuisinier, qu’il y a plus de pruneaux avec noyau qu’on ne trouve de noyaux. Le pruneau, comme le noyau, influe sur le  goût du far.

Le pruneau, en plus de ses qualités digestives que je ne venterai pas, permet aussi d’ajouter un fruit supplémentaire aux 5 fruits et légumes recommandés quotidiennement. Quoique, à l’époque où les pruneaux ont été introduits dans la recette du far nous n’avions pas encore de nutritionnistes qui intervenaient dans la composition de nos repas. L’objet de l’article n’étant pas de débattre de l’intérêt des conseils prodigués par les nutritionnistes, je ne m’étendrai pas sur ce sujet bien que cela me démange.

Donc, le far dont je parle est un far avec pruneaux, mais qui a la particularité de ne pas avoir autant de noyaux (une fois le far fini et le décompte des noyaux effectué) que de pruneaux prétendument mis avec la pâte avant cuisson. Ainsi est obtenue, par la différence entre le nombre de pruneaux et de noyaux, une subtilité de goût que seuls les connaisseurs sont capables de déceler.

Il est temps pour moi de présenter le deuxième élément constitutif du titre : FAOU. Il s’agit du nom du cuisinier. C’est un ami ayant eu une vie bien remplie, mouvementée. C’est un homme attachant et passionnant ; passionnant car la richesse de sa vie, émaillée de multiples rencontres étonnantes, lui donne l’occasion d’en raconter des bribes régulièrement avec un franc parler qui donne à ses récits une couleur très savoureuse (comme son far), bien que cette manière de faire énerve sa compagne. Attachant de part la taille de son cœur et de tout ce qu’il est capable de donner de lui-même lorsqu’on respecte sa personnalité et son parcours, triste à bien des égards.

C’est donc A.F. (pour ne pas citer son nom en entier) qui nous cuisine des fars quand nous avons l’occasion de nous voir, fars qui sont tellement bons qu’il n’est pas concevable d’en laisser ne serais-ce qu’une miette dans le fond du plat.

La dernière fois qu’il nous en a préparé un, il n’en est pas resté une miette.

Vivement la prochaine fois, que nous le finissions aussi !

 

Et voilà

 

A bientôt

 

RESTALHAUREDETE

Publié dans CE QUE JE FERAI

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ju 02/05/2010 11:39



Il ne reste jamais de clafouti !




restalheuredete 02/05/2010 19:30



tu es donc pour les fêtes courtes


et voilà


à bientôt


RESTALHAUREDETE



ju 01/05/2010 19:04



A noter qu'un "problème" du même accabit se pose avec le clafouti. Certains, dont je ne suis pas, pensent qu'un clafouti sans noyau est meilleur car on peut le manger sans crainte d'y laisser une
dent et l'engouffrer. D'autres, assurent que les noyaux créent la saveur. Je ne pense pas que les noyaux créent la saveur (donc je suis dubitative pour l'histoire des pruneaux) mais je pense
qu'ils empèchent le jus de la cerise de s'écouler et de se mêler à la pâte, le jus se libère ainsi au moment où on croque le clafouti, libérant ainsi les saveurs. Autre intérêt, selon moi, on le
mange moins vite, on le savoure donc et on peut faire des concours d'éjection de noyau.


Soyons constructifs !


Ju



restalheuredete 02/05/2010 09:53



accabit, clafouti, engouffrer, pff que de mots difficiles à écrire.


Sinon, ton affaire "d'éjection de noyaux" me fait penser qu'il est aussi possible d'avaler les noyaux puis d'organiser un concours de déjection de noyaux.


Comme il faut un certain temps entre l'absorption et la déjection, ça donne l'occasion de se revoir le lendemain, donc, pour le concours et finir les restes. Toutefois n'oublions pas que s'il
reste du clafouti, il vaut mieux organiser la fête lors d'un WE prolongé.


Enfin les ingrédients du clafouti n'étant pas les mêmes que ceux des autres mets intégrés à mon tableau, il ne peut y figurer.