ÉLU CANDIDAT

Publié le par restalheuredété

Comme moi vous avez dû entendre que le parti socialiste vient de déclencher une polémique concernant l'activité politique actuelle du président Sarkozy.

J'ai un article à ce sujet qui attend depuis deux mois mais que je n'osais rendre public de peur que certains de mes amis ne me reprochent justement de polémiquer.

Enfin je peux donc que le publier puisque d'autres ont lancé le sujet.

Je constate depuis quelque temps que M. Sarkozy a changé sa façon de diriger la France. Il exerce sa fonction de président, au-dessus de la mêlée, proche de décideurs politiques mondiaux influents, confiant à son premier ministre le soin d'annoncer les mauvaises nouvelles. Cette nouvelle stature est plus conforme à celle que nous connaissions jusque-là parce qu'adoptée par Messieurs Chirac ou Mitterrand.

Ce faisant il a modifié aussi la teneur de ses discours, donnant ainsi l'impression qu'il se projetait en avant, en énumérant des idées étayées concernant les prochaines années politiques de la France.

Le président Sarkozy est donc devenu en même temps le candidat Sarkozy.

Est-il vraiment possible d'être les deux à la fois ? Peut-il être concentré à la fois sur les décisions à prendre ou à trancher concernant la direction politique de la France et se projeter sur un prochain quinquennat ? Ne risque-t-il pas en se comportant ainsi que d'aucun lui reproche de confondre les moyens, c'est-à-dire ceux à disposition d'un candidat, obtenu par son travail, et ceux fournis par la présidence de la république obtenus par prélèvement sur des impôts.

Pour ma part la réponse à ces questions est qu'il faut séparer les deux temps de manière visible.

Deux solutions sont possibles :

- qu'un élu en poste ne puisse pas se représenter, ainsi l'édile peut se consacrer au mandat qui lui a été confié jusqu'à son terme sans confusion des genres. En plus se trouve ainsi résolu la prééminence d'un politique dans une région donnée interdisant toute émergence d'un porteur d'idées nouvelles.

- Qu'un élu en poste cesse d'exercer son mandat le temps que sa campagne électorale se déroule. La durée de cette dernière doit être fixée par une autorité. On constate qu'elle n'est pas de trois mois mais plutôt de six. L'élu candidat est alors remplacé soit par cooptation de ses pairs soit par le numéro deux de l'établissement.

Je n'oublie pas que ce que je reproche aujourd'hui à M. Sarkozy est pratiqué par tous les hommes politiques depuis fort longtemps.

Puisque la polémique est aujourd'hui déclenchée le courage serait pour celui qui est visé comme pour celui qui vise de proposer une réforme éclaircissant l'ambiguïté liée à l'exercice de deux fonctions incompatibles.

 

OUI À UNE CANDIDATURE POUR UN MANDAT UNIQUE ; NON AU CUMUL DE LA FONCTION D'ÉLU ET DE CANDIDAT À SA PROPRE SUCCESSION.

 

Et voilà.


À bientôt.


RESTALHEUREDETE

Publié dans POLITIQUE

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