AFSSAPS et ANSM

Publié le par restalheuredété

Quels beaux acronymes! Le premier vous le connaissez comme agence d'autorisation de mise sur le marché des médicaments. Le second représente le même organisme après lui avoir changé son nom et lui avoir donné de nouveaux pouvoirs.

Le Médiator, ça vous parle! Pots de vin, conflits d'intérêts, oubli de déclaration...

Résultat, l'AFSSAPS a été déclarée incompétente et disssoute.

Dans ses statuts, cet organisme est un établissement public administratif de l'état et placé sous la tutelle du ministère de la Santé. L'afssaps a failli dans son rôle, donc l'état a failli. L'état évitant de se taper sur les doigts en a choisi d'autres moins douloureux.

Je remarque que toute la classe politique tire dans le même sens car les politiques de tous bords ont une responsabilité dans la faillite.

Soyons constructif; le nouvel organisme, ayant le même statut juridique que le précédent, devrait, et oui devrait, pouvoir mieux faire son travail.

Les conflits d'intérêt devraient être évités mieux que par le passé.

La nocivité des médicaments faisant l'objet d'une autorisation de mise sur le marché, que nous aurons le droit de prendre pour soigner la pathologie visée par le produit, devraient être mieux contrôlée.

Rien n'est moins sûr car, par manque de courage des politiques, les expérimentations comparatives, visant à prouver que le produit à commercialiser offre plus d'avantages qu'un autre produit de même fonction, ne sont rendu obligatoires que si techniquement les essais comparatifs sont possibles techniquement.

Or, tous ceux qui trempent dans la technique savent que tout est techniquement possible à condition de s'en donner les moyens. Donc les essais comparatifs sont obligatoires si financièrement les essais comparatifs sont possibles.

Nuance qui change tout quand on connaît la puissance financière des laboratoires à investir dans la communication. Communiquer est plus bénéfique qu'essayer.

Un laboratoire devrait avoir pour ligne de conduite première de rechercher des produits qui soignent mieux qu'ils ne détruisent. La vie a un prix; pas le même pour nous commun des mortels et pour la puissance de l'argent.

En réformant cet organisme de santé, il avait été offert au gouvernement d'autoriser les actions de groupe de personnes lésées contre toutes entreprises de santé étant à l'origine de trouble de la santé. L'état n'en a pas voulu, prétextant qu'il fallait avoir une réflexion plus globale sur le sujet.

Il n'a pas tord et je comprend sa réticence. Toutefois, le gouvernement aurait mieux fait d'inscrire dans la loi la possibilité de recourir à des actions de groupe. En même temps, il prévenait qu'un débat plus global devrait s'ouvrir à ce sujet à l'issue des élections présidentielles. Ainsi, il pouvait retarder la mise en application de ces recours à la publication d'un décret instituant le mode d'emploi. La machine était enclenchée.

 

POLITIQUES, LE TEMPS DE LA RÉFLEXION N'EST PAS COMPATIBLE AVEC L'URGENCE POLITIQUE. NE PAS CONFONDRE RÉFLEXION ET PRÉCIPITATION.

 

Et voilà.

 

À bientôt.

 

RESTALHEUREDETE

 

Voir aussi:  ASSURANCE-MALADIE, suiteBEBE MEDICAMENTRÉCIDIVEGRIPPE Attention pfffBURKA, VOILE, FOULARD

Publié dans POLITIQUE

Commenter cet article